Lettre du management de transition MCG n°27 – Janvier 2008

Lettre du management de transition MCG n°27 – Janvier 2008

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Lettre MCG janvier 2008

La lettre mcg managers du management de transition datée de janvier 2008

La peur du chômage de masse, dans les années 80, a contribué à la popularité de la retraite à 60 ans. Outre que cette mesure (et son cortège de dispositifs rigides de préretraites) s’est inscrite à contre-courant de l’évolution démographique, elle a entraîné une forte discrimination à l’égard des salariés « vieillissants ». De fait, la France enregistre le taux de chômage le plus élevé chez les seniors. Dans les années 70, 73 % des Français quinquagénaires exerçaient une activité ; aujourd’hui, ils ne sont plus que 37 %, et dans les entreprises françaises les départs se font, en moyenne, à 57 ans. On brûle des bibliothèques « Jeunisme », vision malthusienne du travail ?

Marcel Deruy, au parcours intrapreneurial atypique, aujourd’hui président de Lyon Place Financière et Tertiaire et, à 66 ans, toujours « membre actif » de nombre de structures d’aide à la création d’entreprise, n’a pas de mots assez forts pour stigmatiser cette situation « à la française ». « Je suis scandalisé par le départ à la retraite à 55 ans, l’âge auquel j’ai vu partir de nombreux collaborateurs en préretraite, on est dans la force de l’âge, on entre dans une période où l’on peut prendre du recul, où l’on a le sens de la mesure, où l’on devient un référent. Quel gâchis que de se priver de toutes ces expériences professionnelles ! »

Pour paraphraser un proverbe africain, on pourrait dire qu’un salarié de 55 ans qui part à la retraite, c’est une bibliothèque qui brûle ; ce sont des années de connaissances pratiques, de savoir-faire qui se retirent des circuits de création de valeur. « Pourquoi les entreprises, notamment les grands groupes, ne cherchentelles pas à tirer profit des ces richesses ? Je leur dis : « gardez vos cadres ! ». en interne, plutôt que de les mettre « au placard », mettez-les en position de formateurs avec des missions spécifiques. Et puis, la collectivité a aussi besoin de ces expériences pour cultiver l’esprit d’initiative et de prise de risques, pour soutenir, accompagner les jeunes créateurs. Mais j’ai le sentiment d’être utopique en tenant ce langage… »

 

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